Comment se motiver pour maigrir ?

Parfois, le déclic, c’est une expérience très désagréable qui te secoue.

Se motiver, c’est d’abord trouver le déclic.

Le déclic pour maigrir peut parfois venir d’une remarque hyper vexante d’un collègue. De ta robe ou de ton pantalon préféré dans lequel tu ne rentres plus. Une photo sur laquelle tu ne te reconnais pas.

Pour d’autres, le déclic peut venir au contraire d’une émotion très positive.

Tu tombes amoureux(se). Tu deviens parent et tu veux rester en forme pour tes enfants. Tu as réussi un projet qui te valorise et tu te sens pousser des ailes pour enfin être la personne que TU VEUX être.

Bref, tu en es là : tu as le déclic pour enfin prendre soin de toi. Pour respecter ton corps et ta santé. Pour enfin vivre TA vie.

Mais…

Tu ne sais pas comment trouver la motivation pour changer ta vie en conséquence.

Je te propose trois actions à mettre en place. Prépare-toi un carnet pour noter toutes tes réflexions. Il te sera utile tout le long de ton parcours d’amaigrissement.

Action 1 : fais le point sur ton poids actuel.

Pourquoi n’es-tu pas satisfait(e) de ton poids actuel ? Tu peux prendre une feuille et écrire toutes les raisons qui te poussent à vouloir maigrir :

  • pour l’aspect esthétique
  • pour ta santé (surpoids, obésité, diabète et autres maladies métaboliques…)
  • pour t’habiller avec le style de vêtements qui te plait (Karl Lagarfeld avait maigri pour pouvoir porter ces célèbres jeans serrés noirs et ses vestes très cintrées..)
  • pour séduire ou re-séduire ?
  • pour être meilleur(e) dans l’activité sportive ou artistique que tu aimes

Pose toutes ces raisons sur ton carnet, et réfléchis bien : ton insatisfaction est-elle réellement justifiée, ou est-ce ta perception de la réalité qui est peut-être déformée ?

Je m’explique : de nombreuses personnes se croient grosses alors qu’elles ne le sont pas… Quant à la mode, doit-on se soumettre à ses diktats ?… Si tu veux séduire, n’as-tu pas d’autres atouts que la minceur à mettre en avant ?

Parfois, certaines personnes se lancent dans un régime alors que ce n’est pas la solution à leurs problèmes : il y a peut-être un problème sous-jacent de confiance en soi, de regard juste sur son corps, de volonté de ressembler à des modèles de mode qui sont hors-normes…

Quand on se lance dans un régime pour la mauvaise raison, on va vers l’échec… C’est pour cela qu’il est important de trouver LA vraie raison qui va t’amener à changer de vie pour maigrir et ne plus regrossir.

Après cette phase de réflexion, si tu es certain(e) que la perte de poids t’apportera une vie meilleure sur les plans de la santé et du psychique, je te propose de réfléchir aux changements que tu dois apporter à ta vie pour maigrir durablement.

Action 2 : détermine les changements à apporter à ta vie

A moins que tu souffres d’un grave dérèglement hormonal (problème de thyroïde, maladie génétique ou autre…), il ne faut pas se voiler la face : si tu as des kilos en trop, c’est que tu manges trop et/ou mal et/ou que tu ne bouges pas assez.

Déterminons ensemble ce qu’il te faut changer.

Tu manges trop ?

Normalement, quand on mange en pleine conscience, avec appétit, en mastiquant correctement les aliments, on mange la juste quantité de nourriture qui sera « brûlée » par notre organisme. Ainsi, on ne stocke pas, on ne grossit pas. Alors pourquoi mange-t-on parfois trop, au-delà de notre satiété ???

Si c’est ton cas, je te laisse noter sur ton carnet les circonstances qui t’amènent à trop manger : les émotions ? la solitude ? le stress ? la fatigue ? les (trop) bons petits plats à la maison ? les repas au restaurant ? le manque de temps pour manger au calme et en pleine conscience ?…

De cette première réflexion, tu peux faire sortir des pistes pour les changements à apporter à ta vie.

Je te donne mon exemple : je mange au-delà de ma faim quand j’ai bu de l’alcool, quand la nourriture est artificielle et gonflée aux exhausteurs de goût (pizza, chips, pâtisseries…), quand je suis préoccupée et que je mange trop vite… Bref, on ne sera jamais parfait(es) : nous aurons toujours des moments où nous mangerons trop pour ces raisons. Mais si cela arrive fréquemment, c’est pour cela que nous grossisons… Il faut donc apprendre à limiter ces occasions de déraper en les évitant au maximum dans notre quotidien.

Tu manges mal ?

C’est un sujet controversé… Certains nutritionnistes disent que ce ne sont que les calories avalées en trop qui font grossir, pas la qualité de la nourriture. En gros, certains prétendent même qu’on peut se nourrir uniquement de hamburgers frites sans grossir si on mange la bonne ration calorique…

L’Ayurveda n’a pas cette conception purement « calorique » de la nourriture : la digestibilité des aliments est fondamentale pour cette médecine millénaire. Si nous mangeons trop fréquemment des aliments que nous digérons mal, nous perdons notre état d’équilibre (physique et psychique), ce qui peut nous amener à grossir ou à tomber malade.

Je ne rentrerai pas ici dans les détails, mais en gros les aliments ont un impact sur notre foie (de par leur charge glycémique) et notre microbiote (nos intestins). Si notre système digestif est perturbé par des aliments qui ne lui conviennent pas, notre organisme peut se mettre à nous donner plus d’appétit et à stocker davantage de graisses…

Je t’invite donc à noter sur ton carnet ce qui à ton avis ne convient pas à ton corps dans ton alimentation, et de réfléchir comment tu pourrais en diminuer la consommation.

Tu ne bouges pas assez ?

Autre sujet brûlant… Aujourd’hui on voit partout des publicités pour des salles de sport (mode du fitness). On nous incite, comme dans les pays anglo-saxons, à nous « dépasser » en sport. Si on n’a pas sué, si on n’a pas de courbatures, on en arrive presque à croire qu’on ne s’est pas assez dépensé…

Certes, il faut bouger, et l’Ayurvéda nous le recommande : nous sommes faits pour marcher et courir, mais tous les sports qui nous amènent à nous dépenser en respectant les limites de notre corps sont les bienvenus. Car la nuance est bien là : faire du sport oui, mais en écoutant son corps et avec bienveillance avec soi. Or notre société fait le culte de la performance, même dans le sport amateur !

Nous sommes pourtant tous différents : le sport qui convient à ma soeur, ma copine ou mon collègue ne me convient peut-être pas, et vice-versa. Nous avons le besoin fondamental de bouger, au quotidien (les 10000 pas par jour de l’OMS, pour une fois, ce n’est pas de la foutaise, c’est vraiment ce qu’il nous faut pour rester en bonne santé !), mais cela doit rester bon pour notre corps.

Fais le point, très objectivement sur ton activité physique : fais-tu tes 10000 pas quotidiens ? Es-tu plutôt du genre à tout donner sur deux semaines, puis à ne rien faire pendant un mois ? Aimes-tu réellement le sport que tu pratiques, ou l’as-tu choisi parce qu’il est à la mode ou pour accompagner un ami ?

Voici mon exemple (à ne pas suivre) : depuis mon adolescence, j’ai toujours aimé l’endurance (intensité faible sur une durée d’exercice longue). Pourtant, lorsque j’ai atteint l’âge de 30 ans, je me suis laissée convaincre que le fitness allait changer ma vie : des kilos en moins, un corps plus musclé, plus d’énergie, plus de motivation… Je me suis inscrite à la salle de sport et j’ai suivi aveuglément, sans écouter les signaux que m’envoyaient mon corps, les cours de bodypump, HIIT, etc. Au bout de deux ans, le constat était accablant : j’étais épuisée, je pratiquais le sport de façon irrégulière, et j’ai même commencé à avoir des problèmes du rythme cardiaque ! Tout ça pour rien, parce que mon corps certes, s’était musclé, mais je n’ai jamais réussi à maigrir !

Tu te sens souvent dépassé(e) par tes émotions ?

Très souvent, nous nous laissons submerger par nos émotions et celles-ci nous font alors oublier nos objectifs durant un instant, une journée, une semaine… Elles nous conduisent à des craquages alimentaires, à des envies de tout ‘foutre en l’air’, à des moments de doute, de déception…jusqu’au désespoir.

Il y a deux origines à ce problème de gestion des émotions (et nous pouvons cumuler les deux !):

  • nous avons des émotions enfouies que nous n’avons jamais affrontées (suite à un traumatisme ou à des chocs émotionnels répétés). Il faut alors faire un travail de retour sur ses émotions, pour les exprimer, les ressentir de nouveau et les désactiver. S’il existe des méthodes pour les travailler seul(e), comme l’EFT par exemple, je vous recommande néanmoins d’être suivi(e) par un thérapeute.
  • nous n’avons jamais appris, depuis notre enfance, à ressentir nos émotions. En les niant, nous nous sentons très mal et nous trouvons des réponses inadéquates comme la nourriture, l’alcool,… Bref, nous avons développé un comportement qui relève de l’addiction.

Pour changer durablement et adopter un mode de vie plus sain, il est donc essentiel d’apprendre à gérer ses émotions.

Si tu as conscience que tes émotions te font manger, que penses-tu pouvoir faire pour te protéger ? Je te propose des pistes : apprendre à les gérer avec un thérapeute ou grâce à la méditation, ou éviter les situations à risque qui peuvent te faire trop manger (par ex : ne pas se mette à table tant que l’émotion n’est pas passée, quitte à sauter le repas si besoin…).

Tu ne te sens pas à ta place ?

Dans cette remise en question de ta vie, il est également indispensable de réfléchir à ton job, à ton couple, à ta famille, à tes amis, à tes hobbies…

Es-tu profondément insatisfait de l’un de ces aspects de la vie ? Quand on ne se sent pas à sa place sans sa vie, on peut parfois se faire du mal physiquement pour se punir de cette situation. C’est pourquoi certaines personnes grossissent, parce qu’elles retournent contre elles la colères et la frustration de ne pas avoir la vie qu’elles souhaiteraient avoir.

Réfléchis aux relations toxiques avec lesquelles tu pourrais couper les ponts, le job qui te permettrait d’être moins stressée, l’activité qui te passionne dans laquelle tu voudrais te lancer…

L’Ayurvéda dit que notre corps ne se limite pas au corps physique que nous connaissons : si nous faisons du mal à notre corps spirituel, notre corps physique en pâtira lui aussi…

Cas particuliers : les addictions alimentaires

On en vient à parler des trop tristement célèbres TCA : Troubles du Comportement Alimentaire :

  • Anorexie (se priver de nourriture),
  • boulimie vomitive (faire des crises pendant lesquelles on avale sur une très courte durée des quantités pharamineuses d’aliments – qu’on vomit ensuite),
  • boulimie non vomitive (les mêmes crises que la boulimie vomitive, mais au lieu de se faire vomir, on va éviter de prendre trop de poids en faisant des diètes drastiques, on prenant des laxatifs et diurétiques, en faisant beaucoup de sport…)
  • hyperphagie : alors que la boulimie c’est l’alternance de crise pendant laquelle on avale tout / acalmie où on fait très attention à ce qu’on mange, l’hyperphagie, c’est la prise de trop grandes quantités de nourriture en continu. On mange tout-le-temps, et au-delà de sa faim. L’hyperphagie fait donc vite grossir et peut conduire à l’obésité…

Comme toute forme d’addiction, l’addiction à la nourriture relève d’un problème existentiel profond dû à un (ou plusieurs) traumatisme(s) non résolu(s), ou à une identité/sensibilité particulière qui demande à être davantage comprise et guidée par des thérapeutes certifiés.

Si tu penses souffrir d’un TCA, je te recommande sincèrement de te faire suivre par un spécialiste avant de te lancer dans un parcours d’amaigrissement. Autrement, ce sera comme mettre un pansement sur une plaie qui nécessiterait d’être recousue : les résultats ne seront que temporaires, et tu seras vraiment déçue de retomber dans tes « mauvaises » mais incontrôlables habitudes.

Je suis moi-même une personnalité atypique : je suis autiste Asperger. Pendant près de vingt ans j’ai souffert de l’addiction à la nourriture (boulimie non vomitive et hyperphagie). Je connais donc bien les TCAs, les contraintes et les solutions pour en sortir.

Action 3 : Exprime de la gratitude et de la bienveillance envers toi-même

Après ce point de situation, tu as pu détecter des axes d’amélioration à apporter à ta vie pour maigrir.

Je t’invite prendre du recul et à observer les actions que tu as menées jusqu’à présent sans jugement, sans colère, sans reproche envers toi-même.

Je sais à quel point c’est difficile, mais c’est justement cette petite voix intérieure qui te juge en permanence et qui te rabaisse qui t’empêche d’avancer, de devenir la personne que tu es vraiment au plus profond de toi-même.

Cette petite voix, c’est ce qu’on appelle l' »Ego » : une construction mentale issue du mélange de toutes les croyances que tu as ‘ingérées’ au fil de ta vie. Les remarques de tes parents, de ta maîtresse, de tes camarades… Tes lectures, les films qui t’ont inspiré(e)…

L’Ego est une sorte de couche que tu as ajoutée à ta vraie personnalité, celle qui est lié à ton âme, pure, qui « se cache » au fond de toi. La méditation permet de se reconnecter à ton âme en faisant justement taire l’Ego.

Je compare souvent l’Ego à l’image de la tentation décrite dans le Christianisme : cependant, la tentation décrite dans la Bible est de fait mauvaise, à rejeter en bloc et avec force.

Dans le Bouddhisme, on apprend que l’Ego n’est pas a priori négatif : il est là pour nous aider dans les réflexes de survie. Plutôt que le blâmer, il vaut mieux apprendre à le laisser glisser, à l’observer avec bienveillance et se dire tout simplement : « Non, je sais que tu veux mon bien, mais tu es maladroit, j’ai décidé de ne plus t’écouter car tu te trompes et malgré toi tu me fais du mal. »

Laisse parler ton Ego quand il te dit des méchancetés (« Tu es faible », « Tu n’y arriveras pas, tu seras grosse toute ta vie », « Tu n’es pas jolie, tu ne le seras jamais; « Personne ne t’aime », « Tu ne mérites pas d’être aimé(e)???). Cette voix ne t’appartient pas. Toi, tu es libre de t’aimer, de t’apporter de l’amour et de la bienveillance au quotidien.

On ne peut pas guérir, maigrir si l’on se déteste.

Rappelle-toi que tu es le ou la seul(e) à pouvoir agir pour ton corps, il t’appartient, tu en es maître. Pour avoir un corps en bonne santé, il faut absolument garder une vision positive de toi-même, sans attendre que cela vienne des autres.

Dans le prochain article sur la motivation, je t’expliquerai comment mettre en place tes nouvelles habitudes dans ton quotidien, sur le long terme.

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