L’Histoire de l’Ayurvéda : ancienne et fascinante

L’histoire le l’Ayurvéda est fascinante : c’est une médecine holistique pratiquée depuis plus de 5000 ans. Elle aurait été révélée à des sages, les Rishis, qui cherchaient par la méditation intense des solutions aux souffrances de l’Humanité.

Sommaire :

Histoire de l'Ayurvéda : révélation aux Rishis

Quel est le rôle de l’Ayurvéda ?

Selon l’Ayurvéda, l’Homme est à l’image de Dieu : il est parfait, et il comprend en lui toutes les dimensions de la Création, un peu à la manière des fractales en géométrie (un exemple pour comprendre les fractales : quand tu observes un chou-fleur, tu peux observer en te rapprochant tous ses bouquets qui ressemblent chacun à des mini-choux fleurs). L’Homme est un Univers à lui tout seul !

L’Ayurvéda est la science de la vie quotidienne pour l’Homme : elle nous aide, grâce à une routine de vie spécifique à nos besoins, à mieux nous connaître et à trouver l’équilibre, la paix et la joie en nous connectant à Dieu et à Sa Création. C’est pourquoi la Nature, sous toutes ses formes (plantes, pierres, air, soleil, saisons, etc.) est présente dans tous les remèdes ayurvédiques.

L’Ayurvéda forme, avec le Yoga et le Tantra, une connaissance primordiale qui a pour objectif d’offrir à l’Homme la longévité, la réjuvénation et l’autoréalisation dans le but de le libérer des fausses croyances et des faux attachements au monde. Ces trois disciplines mènent donc à sa libération.

six mandalas colorés

Les premiers écrits de l’histoire de l’Ayurvéda

Les précieux fondements de l’Ayurvéda sont apparus il y a 40 000 ans avec les Védas, des textes sacrés indiens. Ceux-ci ont d’abord longtemps été transmis oralement, exclusivement entre Brahmanes (des sages dédiés à la vie spirituelle).

Les Védas sont au nombre de quatre. Les voici, du plus récent au plus ancien :

  • Atharva-Véda : magie, philosophie, etc.
  • Sama-Véda (estimés à 10000 avt JC) : psaumes (musical)
  • Ayur-Véda (estimés à 10000 avt JC) : rites sacrés, formules sacrificielles, etc.
  • Rig-Véda : prières, mantras (dont le fameux Gayatri Mantra), destinés aux prêtres

Les 4 Védas ont été suivis d’un autre texte révélé : les Upanishads.

Ces 5 textes sont les textes canons de l’hindouisme. Ainsi, un hindou est celui qui respecte la philosophie exposée dans les Vedas et nommée « Upanishad », et accepte son autorité.

Il faut noter que l’hindouisme védique d’origine n’est pas tout-à-fait semblable à l’hindouisme moderne pratiqué actuellement en Inde. En effet, depuis l’ère védique, celui-ci a amalgamé de nombreuses divinités et rites nouveaux.

demi-mandala

La différence entre les textes « révélés » et les textes « expliqués »

Il faut bien comprendre que les cultures indiennes et occidentales voient l’écoulement du temps différemment : alors que les Occidentaux pensent que l’Humanité devient de plus-en-plus évoluée au fil des ères, les Indiens pensent au contraire que nous nous éloignons d’un âge d’or où la connaissance était pleine et parfaite…

Pour les Indiens, le temps qui passe ne fait qu’obscurcir les connaissances révélées il y a plus de 40 000 ans aux Richis.

C’est pourquoi ils font clairement la distinction entre les textes fidèles aux révélations (les textes du Shruti) et les textes qui sont des tentatives de traduction/explications/mises à jours (les textes du Smriti).

Pour autant, les textes du Smriti ne sont pas relégués au second plan : ils ont un rôle majeur dans l’enseignement de l’Humanité. On retrouve par exemple cette évolution de l’enseignement dans le Yoga : il existe actuellement de nombreuses écoles de Yoga car chaque maître a peu-à-peu adapté le yoga « originel » à l’évolution de notre quotidien et de nos mœurs.

  • Le Shruti (textes de ce qui a été révélé) : les 4 Védas et les Upanishads (texte fondateur du Yoga)
  • Le Smriti (textes adaptés post-védiques) : le Mahabharata (qui comprend la Bhagadvadgita), le Ramayana, les tantras, les agamas, les sutras, le brahmana, l’aranyaka…
Histoire de l'Ayurvéda et Livre ancien

Les textes fondateurs de la médecine ayurvédique

Des générations de maîtres ont ensuite transmis les connaissances de l’Ayurvéda, du Tantra et du Yoga à leurs élèves.

Celles-ci ont été consignées par écrit par des disciples dans deux recueils encore étudiés aujourd’hui :

Triade Majeure et Triade Mineure

La Triade Majeure :
(de 2000 à 1000 avant JC)
La Triade Mineure :
Caraka Samhita (école de médecine interne)
Sushruta (école de chirurgie)

Puis 500 après JC :
Ashtanga Hridaya : synthèse des deux premiers traités.
Madhava Nidana
– Bhava Prakasha
– Ashtanga Sharangdha


LES TEXTES DE REFERENCE DE LA MEDECINE AYURVEDIQUE

Ces textes expliquent comment déterminer et interpréter la constitution du corps, des fonctions vitales et des maladies. En général, ils sont étudiés dans l’ordre du plus récent (Ashtanga Hridaya, qui synthétise Sushruta et Caraka Samhita) au plus ancien (Caraka Samhita).

Les autres textes qui ont suivi les deux Triades :

16 textes supplémentaires ont été rédigés par la suite, de 500 à 1900 après JC.
Le Sarngadhara Samhita, un autre texte important de l’Ayurvéda a été rédigé aux 13e et 14e siècles.

L'histoire de l'Ayurvéda à travers le monde - globe terrestre ancien

La progression de l’Ayurvéda dans le monde

  • au 14e siècle avant JC : les Égyptiens découvrent l’Ayurvéda
  • au 4e siècle avant JC : les Grecs et les Romains découvrent l’Ayurvéda, après les invasions d’Alexandre le Grand
  • au 3e siècle au 1er siècle avant JC : l’ouverture de la route de la soie amène le Bouddhisme et l’Ayurvéda en Chine et en Asie centrale
  • aux 5e et 6e siècles après JC, le Bouddhisme et l’Ayurvéda pénètrent au Japon
  • au 7e siècle après JC : après son développement en Perse, la Charaka Samhita est traduite en arabe.

Comment l’Ayurvéda a imprégné la médecine occidentale :

Les médecins qui ont fondé les bases de la médecine occidentale ont étudié l’Ayurvéda ! Les voici :

  • les 2 médecins islamistes Avicenna et Razi Serapion
  • Paracelse

L’interdiction de l’Ayurvéda en Inde par les colons britanniques :

Jusqu’à la fin du XVe siècle, il y a peu d’échanges entre l’Inde et l’Occident : l’Ayurvéda est alors la première médecine en Inde. Cependant, quand les Britanniques colonisent l’Inde au XVIIIe s., ils obligent les Indiens à renoncer peu-à-peu à leur médecine ayurvédique pour imposer la médecine occidentale.

Les Indiens retrouveront la liberté de pratiquer l’Ayurvéda après la récupération de leur indépendance, en 1947.

Les Occidentaux ne s’y intéresseront vraiment qu’à partir des années 1970, avec la mode hippie et l’attrait pour les philosophies orientales. Parmi les plus grands vulgarisateurs de l’Ayurvéda pour l’Occident, on peut citer Vaidya Atreya Smith, le Dr Vasant Lad et Shri Harish Johari.

Ayurvéda

Reconnaissance de l’utilité de l’Ayurvéda par l’OMS

En 2008, le directeur général de l’OMS a ouvert une porte vers la reconnaissance des médecines traditionnelles dans un discours où il reconnait à la fois leur utilité (notamment pour la prévention des maladies) tout en souhaitant une validation scientifique des remèdes employés.

Voici comment se termine son discours :

 » Prévenir vaut mieux que guérir : la santé publique doit cette maxime à la Chine et au Huangdi Neijing, le plus important livre de l’ancienne médecine chinoise.

Au long de ces 3000 ans d’histoire, la médecine traditionnelle chinoise a fait oeuvre de pionnier dans des domaines tels que le régime alimentaire, l’exercice, la sensibilisation aux influences de l’environnement sur la santé et l’utilisation de médicaments à base de plantes dans le cadre d’une approche globale de la santé.

D’autres systèmes médicaux anciens dans d’autres pays, comme l’Ayurveda en Inde, offrent le même type d’approches. Ce sont là des moyens historiques qui sont devenus d’autant plus utiles face aux trois principaux maux auxquels nous sommes confrontés au XXIe siècle : la mondialisation de modes de vie malsains, l’urbanisation sauvage rapide et le vieillissement de la population. Ces tendances planétaires ont des conséquences mondiales pour la santé et se reflètent surtout dans l’augmentation universelle des maladies non transmissibles chroniques, comme les cardiopathies, le cancer, le diabète et les troubles mentaux.

Contre ces maladies et de nombreuses autres affections, la médecine traditionnelle a beaucoup à offrir en termes de prévention, de réconfort, de soulagement et de soins.

Ce Congrès se déroule à un moment clé. La conjoncture n’a jamais été plus favorable et les raisons plus convaincantes de donner à la médecine traditionnelle la place qui lui revient dans la lutte contre de nombreux problèmes auxquels toutes les sociétés modernes comme les sociétés traditionnelles sont confrontées.« 

Discours intégral à retrouver ici : https://www.who.int/dg/speeches/2008/20081107/fr/

J’espère avoir attisé ta curiosité et ton envie de découvrir l’Ayurvéda ! Si tu souhaites en savoir davantage, je t’invite à t’abonner à ma lettre d’information pour suivre mes publications sur le sujet :

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