Mon opération du cœur (imprévue)

Je vais te parler dans cet article d’une expérience récente qui fait partie de ces leçons de vie qui ont clairement eu pour but de me faire renoncer à vouloir tout prévoir, tout contrôler, tout maitriser.… Et pour une femme Pitta comme moi, c’est loin d’être évident… Le 22 septembre 2020 je suis allée à LA rencontre de mon corps et de ma vie. Jamais le nom « Sauve ton corps » n’a été aussi pertinent !

En effet, j’ai vécu une expérience sans précédent pour moi : une intervention chirurgicale du cœur. On m’a remplacé en urgence une grande partie de l’aorte ascendante, affaiblie à cause d’une malformation de naissance. Risques, incertitude, douleurs physiques, peur de la mort…

Cette opération n’était pas prévue… On me l’a programmée d’urgence fin août pour fin septembre car mon aorte, trop élargie depuis plusieurs années, risquait de rompre à tout moment… Moi qui croyais depuis ces dernières années être en bonne santé et pouvoir maîtriser ma vie, j’ai eu un rappel cinglant que non, je ne contrôlais pas tout !

Heureusement, j’ai été confrontée à cette expérience à un moment de ma vie où je me sentais prête et sereine : forte de ma foi en Dieu, forte de mon amour pour mes enfants, forte de ma passion pour l’Ayurvéda et de mon amour de la vie.

Sommaire :

Mon témoignage avant l’opération

Spontanément, alors que je suis plutôt assez réservée au sujet de mes expériences personnelles, j’ai eu besoin de faire un témoignage vidéo sur les réseaux sociaux. J’avais envie de partager mon amour de la vie et ma confiance en la Providence.

Je suis convaincue que RIEN n’est dû au hasard : certes, nous avons notre libre-arbitre, mais les événements et les rencontres qui jalonnent notre existence ont tous un sens. Ils nous permettent de mieux nous connaître, de nous affirmer, de nous aimer, d’aimer et de constater la perfection et l’Amour divins dans la Création.

Voici la vidéo, tournée 15 jours avant l’intervention et deux jours après avoir appris l’urgence de mon état :

Merci à tous pour vos messages de soutien !

Je remercie tous ceux qui m’ont envoyé des messages d’amour et de soutien.

Nous sommes tous connectés. C’est dans l’Amour les uns pour les autres que nous rencontrons la vraie joie et une satisfaction profonde. Pas besoin de grands gestes. Pas besoin de grands dons.

Être à l’écoute, être dans le partage, être dans la compassion… Envoyer de l’amour, prier pour autrui…

J’ai senti cet immense Amour dans tous vos messages, et cet amour me porte encore. Il m’a portée jusqu’à l’opération, pendant ma convalescence et maintenant, pour mon retour à une vie « normale ».

Comment ai-je vécu cette opération ?

Mon cardiologue prévoyait au minimum quatre semaines de convalescence après l’intervention. En effet, cette opération nécessite l’ouverture de la cage thoracique et le découpage du sternum, une zone osseuse très sensible qui prend du temps à se ressouder correctement.

Finalement, je suis restée seulement 15 jours à l’hôpital, tant l’opération s’est bien passée et mon corps s’est bien remis !

Pour moi, c’est avant tout grâce à ma foi et au soutien de Jésus, que j’ai prié plusieurs fois par jour, dès que je me sentais vulnérable et inquiète. J’ai senti Son immense amour inconditionnel à chaque fois que je Lui ai demandé de l’aide et que je remettais ma vie entre Ses mains. J’ai également lu la Bible tous les jours, ce qui m’a permis de rester vraiment connectée à Lui. On sait à quel point le moral est important quand on fait face à une opération ou à une maladie…

Maintenant j’en suis convaincue, c’est la spiritualité qui soutient le mental : j’ai senti à quel point le sens ma foi donnait à ma vie était un immense soutien avant et après l’opération ! L’Ayurvéda dit bien que nous devons prendre soin de nos 3 corps pour rester vivants : le corps physique, le mental et le corps spirituel.

Et les outils ayurvédiques dans tout ça ?

J’ai bien évidemment les outils de l’Ayurvéda pour récupérer au mieux et au plus vite ! Ce n’est pas un scoop pour ceux qui s’intéressent aux médecines douces : la nourriture de l’hôpital n’est malheureusement pas satisfaisante pour un bon rétablissement sur le plan de la réparation des tissus et de l’immunité. Plats préparés à l’avance, peu de légumes, beaucoup de lait, de crème fraiche et de fromages, aliments à bas prix de qualité très moyenne, pain et céréales raffinés, sucres rapides, etc. Bref, je plains les malades de longue durée qui restent à l’hôpital…

Comme je le dis dans la seconde vidéo, j’ai complété mes plateaux repas avec des aliments que j’ai emmenés avec moi à l’hôpital (les infirmiers ont un peu halluciné) :

  • du ghee au quotidien (anti-inflammatoire et nutritif),
  • de la purée d’amandes complètes et de la purée de sésame (pour nourrir Ashti Dathu),
  • des algues séchées en paillettes pour le calcium
  • de la spiruline pour l’immunité
  • mon choorna d’épices dipana (cumin, coriandre, fenouil – un Pitta choorna) pour soutenir mon agni, qui a pris cher !
  • de la vitamine D et du zinc pour à la fois l’immunité et la reconstruction osseuse.

Dans l’idéal, il m’aurait fallu du bon lait cru bio, à boire chaud avec des épices et des dattes, mais là, c’était impossible d’en amener à l’hôpital…

Le « choc » des antibiotiques !

Je pensais avoir tout prévu : eh bien non… J’ai tellement peu fréquenté les hôpitaux dans ma vie (et tant mieux !) que je n’ai pas imaginé une seconde qu’on allait me donner des antibiotiques pendant l’opération !

Il faut savoir que la médecine hospitalière a tellement peur (et à juste raison) des maladies nosocomiales qu’elle applique un protocole de désinfection impressionnant avant toute chirurgie : avant l’opération, j’ai du me laver le corps de la tête aux pieds (cheveux compris) avec de la bétadine cutanée, ce désinfectant que l’on met habituellement sur les bobos des enfants ! J’ai également dû me nettoyer l’intérieur des narines au coton-tige avec une pommade antibiotique, et faire des bains de bouches avec une solution antiseptique…

C’est en arrivant dans la salle d’opération que j’ai appris qu’on allait m’injecter des antibiotiques à large spectre (!!!) : un drame pour moi qui souffre de candidose chronique. J’étais justement parvenue à la contrôler seulement depuis ce début d’année 2020, après de nombreux efforts pendant plusieurs mois ! Si j’avais su qu’on allait me donner des antibiotiques, j’aurais pris de l’ultralevure, un champignon qui empêche la candida d’envahir le microbiote une fois que les antibiotiques ont détruit la majeure partie des bonnes bactéries…

Bref, ça n’a pas loupé : les antibiotiques ont massacré mon microbiote :

  • après l’opération, 15 jours de constipation intense
  • ensuite, 15 jours de diarrhées et de crampes intestinales très douloureuses, au point de me réveiller plusieurs fois la nuit !
  • et depuis, des fringales de sucre incontrôlables et des troubles digestifs chroniques…

Les autres médicaments post-opératoires

Durant les 15 jours d’hospitalisation, j’étais un réceptacle à médicaments… Morphine, dafalgan, antibiotiques, anti-coagulants, diurétiques, laxatifs, aspirine, bétabloquant, anti-inflammatoires, etc.

Moi qui habituellement évite les médicaments et antibiotiques au maximum, j’étais servie ! J‘ai quand même été très disciplinée et je les ai tous pris sagement, car je savais que je ne maitrisais rien du tout sur cette opération chirurgicale et qu’il fallait bien que je donne toute ma confiance à mon cardiologue.

Néanmoins, mon cardiologue m’avait prescrit à « titre préventif », à cause de l’aspirine que je vais désormais devoir prendre quotidiennement et à vie, du pantoprazole, un antiacide IPP qui favorise malheureusement la prolifération de candida… Durant les 15 jours que j’ai pris cet antiacide, ma langue était blanche et mes intestins m’ont brûlée comme jamais… J’ai donc cessé de prendre ce médicament, et aussitôt mes symptômes de candidose se sont amoindris… Comme je n’ai jamais souffert de RGO de ma vie, j’ai vraiment jugé que le rapport bénéfices/effets secondaires n’était pas satisfaisant.

Mon rétablissement

Ça fait maintenant plus d’un mois que j’ai été opérée, et franchement, je suis plus qu’heureuse de mon état ! J’ai retrouvé mon souffle et ma force thoracique (mon sternum est maintenant ressoudé, même si je reste prudente en évitant les charges lourdes). Je peux marcher désormais 1h à un rythme normal, sans aucune difficulté. Je peux aussi monter les escaliers comme avant !

Il me reste donc seulement à régler les problèmes « collatéraux » de mon opération :

  • ré-équilibrer mon microbiote et renforcer mon Agni (cf la définition de Agni dans mon lexique ayurvédique)
  • me remuscler en douceur, notamment le haut du corps : en 4 semaines, mon dos et mon thorax sont vraiment devenus faibles.
  • me débarrasser de mes fringales de sucre et reprendre de bonnes habitudes alimentaires

Aux grands maux les grands moyens : aujourd’hui, mon état de santé dépasse mes compétences en Ayurvéda. En effet, je dois tenir compte de ma chirurgie cardiaque, des interactions entre plantes et médicaments, et ma candidose est tellement aggravée qu’un long travail de fond est nécessaire…

C’est pourquoi j’ai choisi de me faire accompagner par une vraie médecine en Ayurvéda indienne (8 ans d’études mixtes en Ayurvéda et médecine occidentale). J’ai commencé les consultations le 2 novembre, et j’ai beaucoup d’espoir de vite retrouver mon équilibre grâce à ses recommandations avisées et bienveillantes.

D’autre part, j’ai ré-intégré du yoga doux matinal quotidien pour regagner peu à peu en force et en souplesse.

Bref, cette expérience forte m’a rappelé que la vie est un mix entre ce que nous contrôlons (notre alimentation, notre mode de vie et nos réactions face à nos émotions) et les aléas que la Providence met sur notre chemin !

N’hésite pas à partager en commentaire ci-dessous les expériences douloureuses qui ont finalement enrichi ta vie toi aussi. Merci par avance 🙂

Amitiés

Jenny

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